Digital nomad freelance : comment trouver des clients ?

La vie d'un digital nomade.

Digital nomad freelance : comment trouver des clients ?

Quand on est freelance, il n’est déjà pas facile de trouver des clients… Alors lorsqu’on est digital nomad et qu’on voyage à travers le monde, c’est encore plus compliqué !

Peu importe le métier de nomade que vous faites, ne pouvoir travailler qu’à distance est parfois un frein pour les clients. Et ce, même après une pandémie qui a forcé les gens au télétravail durant des mois.

Moi-même freelance nomade depuis deux ans, je suis passé par ces galères. Mais j’ai trouvé quelques techniques et astuces pour finalement trouver des clients ! Je vous les partage dans cet article !

Première étape : faire le point sur vos compétences

La toute première étape qu’il faut suivre pour trouver des clients quand on est freelance, nomade ou non, c’est de faire le point sur vos compétences. C’est à dire, lister ce que vous pouvez apporter, en tant qu’expert dans votre domaine, à un client.

Cela vous aidera de deux manières :

  • Vous aurez une idée plus précise de votre client idéal (celui qui besoin de vos compétences), et donc pourrez démarcher les prospects de manière plus ciblée ;
  • Vous aurez plus de facilités à convaincre ledit prospect de travailler avec vous, car vous avez les compétences exactes qui répondent à son besoin.

Une fois votre auto bilan de compétences au point, établissez une ou des offres, et des tarifs que vous allez proposer.

Deuxième étape : où trouver vos clients ?

Une fois votre offre définie, il faut maintenant trouver à qui la proposer ! Pour ça, il existe de multiples manières de trouver des prospects. En tant que digital nomad, le démarchage en face à face est compliqué (si vous voulez des clients français), mais les façons de trouver des prospects en lignes sont pléthores !

Reprendre contact avec vos anciens collègues

Si vous avez travaillé en tant que salarié avant de devenir freelance (ce qui est un plus), vous pouvez reprendre contact avec vos anciens patrons, managers ou collègues. Peut-être que vos anciennes entreprises sont à la recherche de quelqu’un ayant vos compétences, ou peut-être connaissent-ils d’autres entreprises qui sont à la recherche de freelances.

Quoi qu’il arrive, ça ne coûte rien d’envoyer un email à vos anciens collègues !

Les plateformes de freelancing

S’inscrire sur les plateformes de freelancing est une excellente idée lorsqu’on est digital nomad indépendant. Elles permettent de nous mettre en relation avec des clients, souvent sans qu’on ait à les démarcher !

On peut citer les classiques 5euros.com, codeur.com, etc. Mais personnellement je ne les affectionne pas trop. Si elles peuvent être une bonne solution pour débuter, les revenus qu’on y fait pour les efforts passés (contacter les prospects, négocier, etc.) ne sont pour moi pas suffisants.

Je conseille bien plus Malt, où ce sont directement des entreprises qui nous trouvent. Attention toutefois, il convient d’avoir un excellent profil dès le début (le profil a un « boost » automatique après sa création) pour réussir à convaincre. Demander à vos anciens clients ou patrons d’y ajouter des recommandations aidera.

Si vous êtes tech, je vous recommande FreelanceRepublik, qui vous mettra directement en relation avec des entreprises.

LinkedIn

Logo du réseau social professionnel LinkedIn

Mais pour moi, le top du top pour trouver des clients, c’est LinkedIn. Trop souvent négligé, le réseau social professionnel est en fait une mine d’or pour démarcher ou être démarché.

Pour trouver des clients sur LinkedIn je vous conseille :

  • Créer un profil optimisé selon votre expertise. Pour cela, inspirez-vous d’autres freelances sur la plateforme ;
  • Envoyer des messages personnalisés à vos cibles. C’est bien plus complexe que ça y parait et ça mériterait un article complet. Contactez-moi directement, je vous donnerai mes conseils.

Créer un portfolio en ligne

Vous créer un site web en ligne, à votre nom, contenant vos réalisations, c’est idéal. Que vous soyez graphiste, développeur ou rédacteur, c’est le meilleur moyen pour montrer vos compétences.

Attention toutefois, ça peut être à double tranchant. Si vous êtes développeur et que votre site-portfolio est rempli de bugs, ça va faire fuir vos prospects…

Rejoindre un collectif de freelances

Une autre solution pour trouver des clients, c’est de rejoindre un collectif de freelances. Il en existe de plus en plus. Le but : réunir dans une équipe un ensemble d’experts avec leurs propres compétences : graphisme, SEO, développement, etc.

Chacun des membres du collectif redirigera ses prospects vers le freelance qui a les compétences nécessaires, et si le prospect a besoin de plusieurs indépendants aux expertises différentes, ils seront déjà là !

C’est donc idéal pour trouver des clients et travailler en équipe.

Fréquenter les colivings et coworkings

Quand on est digital nomad, on peut être amené à fréquenter des espaces de travail. Qu’il s’agisse de coworkings ou de colivings, on y rencontrera d’autres freelances ou d’autres nomades. Dès lors, on se crée un réseau physique d’indépendants, sorte de collectif officieux, et ces freelances vous contacteront s’ils entendent parler d’un besoin correspondant à vos compétences.

Personnellement, j’ai déjà eu des prospects grâce à d’autres nomades rencontrés en coliving !

Troisième étape : répondre aux doutes quand on est nomade

Pour l’instant, cet article a parlé de comment trouver un client quand on est freelance, mais je n’ai pas encore vraiment parlé de votre statut de nomade. Il est maintenant temps d’aborder le sujet !

En France, on a un gros problème avec le télétravail. Comme je l’explique dans ce post LinkedIn, si le travail en remote était déjà pratiqué à l’étranger depuis des années, c’était en France un sujet compliqué, pré-pandémie.

La faute au management à la française très pyramidal et au paternalisme instauré dans les entreprises. Un boss, un manager, se doit de voir son « collaborateur » travailler pour être sûr qu’il travaille.

Bref, je pourrais m’étendre pendant des heures sur le sujet mais là n’est pas la question. Et même en période post-pandémie, la leçon n’a pas été apprise : on demande aux salariés de revenir sur site, autant qu’avant, et aux freelances de venir régulièrement. Évidemment, cela dépend des métiers. Un rédacteur web aura plus de facilités à travailler à distance, un développeur plus de difficultés. Le fait qu’il coûte beaucoup plus cher joue assurément.

Quoi qu’il arrive, si votre prospect sait que vous êtes nomade et que ça lui pose problème, il faudra briser ses doutes et ses aprioris.

Cacher son statut de nomade ?

Femme nomade dans un van observant un paysage de montagnes

Déjà, on peut se demander si dire ouvertement qu’on travaille depuis l’étranger est une bonne idée. Je pense que non.

Il y a une expression que j’affectionne : mieux vaut demander pardon que permission. Dans ce contexte, mieux vaut dire, une fois le contrat signé, « Ah, désolé, je n’aurais pas pensé que le fait de travailler depuis X vous aurait dérangé ! », que de demandé en amont « Au fait, je travaille depuis X, ça vous dérange ? ».

Si votre client est satisfait de votre travail et apprend en cours de mission que vous n’êtes pas en France, il ne devrait pas être tant gêné. En revanche, s’il le sait en avance, ça peut le freiner.

J’aurais toujours en tête, quand j’étais encore développeur nomade, à l’époque (2019) à Barcelone, ce client français. Il était totalement ok avec le full télétravail, mais a quand même décidé de prendre un autre freelance, légèrement moins qualifié que moi, car il vivait plus près, au cas où. Au cas où quoi ? Mystère.

Bref, tout ça pour dire : sauf si c’est vraiment nécessaire (décalage horaire trop important par exemple), votre client n’a pas à savoir que vous n’êtes pas en France.

Répondre aux doutes de vos prospects

Maintenant, s’il le sait et que ça lui pose problème, vous avez toujours moyen de le convaincre.

Par vos expériences passées en télétravail complet, déjà. Mettez en avant vos expérience réussies en tant que télétravailleur. Prenant les devants, si vous communiquez par email, donnez-lui les références de vos anciens clients en disant clairement « n’hésitez pas à les contacter, ils vous confirmeront que la distance géographique n’a absolument pas nui à notre relation ».

Avec ce petit trick, il y a de fortes chances qu’il accepte de travailler avec vous sans même contacter vos anciens clients.

Mettez-vous à sa place, lui qui a créé son entreprise dans une société où le télétravail est une hérésie. Il a simplement besoin d’être rassuré. Alors rassurez-le.

Quatrième étape : quelques derniers conseils

Cet article touche à sa fin, et si je vous ai donné pas mal de pistes, je veux finir sur quelques conseils.

Accepter de travailler gratuitement

C’est un grand débat parmi les freelances. Est-ce qu’on doit accepter, de temps en temps, de travailler gratuitement.

Perso, je fais partie de l’équipe « oui, mais…« . Oui, vous pouvez accepter de travailler gratuitement, mais seulement dans certaines cas :

  • Vous n’avez pas encore eu ou avez eu peu de clients et voulez étoffer votre portfolio ;
  • Si vous réussissez cet essai, c’est un gros contrat qui peut être signé derrière ;
  • C’est un échange de services et obtenez quelque chose qui vous intéresse en retour.

Il peut y avoir d’autres exceptions, cependant ce travail gratuit ne doit pas vous prendre trop de temps : ne sacrifiez pas des jours complets sans salaire sans garantie de résultat.

Soigner votre présentation

Aussi, soignez votre présentation. Que ça soit par email, par message LinkedIn ou à l’oral, il faut être capable de se vendre. En tant que freelance, vous êtes votre propre commercial.

Comment faire ? En cherchant des techniques de persuasion, en vous entrainant à vous exprimer à l’oral, en préparant des templates de messages, etc.

La relation humaine que vous allez avoir avec votre prospect est extrêmement importante. Il va vous falloir passer avant vos concurrents.

En tant que copywriter, je pourrais vous donner des astuces pour convaincre un prospect, mais ça serait long. Si je peux juste vous donner un conseil :

Vendez ce que vous pouvez apporter à votre prospect, pas vos compétences.

Si vous êtes développeur et créez des sites vitrines pour des artisans, votre prospect se fout que vous ayez contribué à tel ou tel projet open source. Lui ce qu’il veut, c’est un site vitrine qui attire des clients. Expliquez-lui que vous savez faire ça, donnez lui des exemples qui lui parleront. Ça sera bien plus efficace.

Just do it!

Image de Shia LaBeouf criant "just do it"

Je vais terminer sur ces quelques mots « just do it! ». Je m’explique.

Vous avez envie de contacter une grosse entreprise mais n’êtes pas sûr d’être capable de répondre à ses besoins ? Peu importe, contactez-la.

Vous hésitez à relancer des prospects sur LinkedIn parce que ça fait forceur ? Relancez-les.

Ce n’est pas en restant dans votre zone de confort que vous trouverez des clients et encore moins des clients intéressants. La prospection fait partie de la vie de freelance, c’est le jeu. Alors acceptez-en les règles et lancez les dés.

Just do it.

Voir aussi : Devenir digital nomad en 4 étapes

Une réponse

  1. […] sur le sujet, car j’ai écrit un article complet à ce propos, va le lire juste ici […]

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